Nous vous expliquions il y a quelques temps que les avis (laissés sur les comptes Google My Business des entreprises) pouvaient entrer en compte dans le référencement des sites, et notamment en cas de recherche vocale. Mais les avis construisent aussi l’e-reputation de l’entreprise. Faux avis négatifs : comment réagir et quelles solutions existent ?

Quelques chiffres sur les avis en ligne

PrinceMinister et la Poste publiaient en 2014 une étude attestant que les avis avaient un réel rôle à jouer dans le processus d’achat, avec quelques chiffres à l’appui :

  • 74% des internautes ont déjà renoncé à un achat à cause d’un avis négatif
  • 41% des internautes ont déjà réalisé un achat spontané à la lecture d’un avis positif

Une étude de Médiamétrie datant de 2016 montre également que 49% des internautes ont déjà recherché des avis d’internautes pour guider leur choix de produit ou de site.

Sachant cela, de nombreuses pratiques se sont développées et peuvent fausser ces résultats, notamment la rédaction de faux avis négatifs laissés par les concurrents… Alors pour contrer cela, des solutions juridiques ont été mises en place.

La norme AFNOR pour réguler la rédaction d’avis des internautes

La norme AFNOR NF Z 74-501 a été créée et encadre plus précisément la rédaction d’avis sur Internet. Cette norme permet de laisser la possibilité de rédiger un avis uniquement aux personnes ayant réalisé leur achat. C’est le cas par exemple de la plateforme Avis Clients Validée, certifiée AFNOR. Cette certification assure aux internautes que les avis sont des réels avis de clients, et permet d’établir une relation de confiance. La norme permet également de montrer en premier les commentaires les plus récents, pour des avis représentatifs. De plus, ceux-ci ne sont pas tronqués, ce qui permet de lire le point de vue de l’internaute dans son intégralité sans clic supplémentaire.

Les avis sont donc un véritable atout pour le référencement naturel et pour l’image et la réputation de l’entreprise. Vous avez des interrogations sur votre e-réputation ? Votre référencement ? Nous optimisons au mieux chaque aspect de votre communication digitale.

Source : Abondance

emailing rgpd

Nous vous expliquions récemment comment se conformer au règlement RGPD, mis en place au mois de mai 2018 et visant à encadrer la collecte exploitation des données personnelles des internautes. Nous vous détaillons aujourd’hui comment peut-on mettre en place des campagnes emailing conformes à ce règlement.

L’emailing : canal directement concerné par le RGPD

L’emailing est un canal de communication directement concerné par le RGPD dans la mesure où il nécessite d’entretenir une base de données de contacts mail. Voici comment optimiser les étapes principales de l’emailing selon le RGPD :

Créer un compte utilisateur : il sera nécessaire d’enlever toute case précochée en ce qui concerne le consentement du client (pour ce qui est de recevoir des offres commerciales, par exemple).

S’inscrire à une newsletter : il doit être indiqué où le client peut modifier ses coordonnées ou se désinscrire. Il est également interdit de mettre en place des offres commerciales ayant pour but de collecter les adresses email (« Inscrivez-vous à notre newsletter et bénéficiez d’une remise de 10% sur votre commande »).

Les bonnes pratiques pour l’envoi d’une campagne emailing

Obtenir le consentement de l’abonné : la case doit être non précochée, comme expliqué ci-dessus, et le client doit être prévenu qu’il peut se désinscrire à tout moment.

Utiliser le double opt-in : il s’agit d’une double confirmation d’inscription. Le double opt-in consiste à envoyer un email comportant un lien de confirmation, permettant d’enregistrer l’abonnement. Il est en effet interdit d’inscrire par défaut un utilisateur qui devra lui même se désinscrire par la suite s’il le souhaite.

Proposer un lien de désabonnement dans chaque email. Il peut être pertinent de demander la raison à l’internaute afin de pouvoir améliorer ses emailings par la suite.

Ajouter des informations à l’email : nom et coordonnées de l’entreprise ou organisation, lien vers les CGU, mentions légales…

Découvrez notre prestation d’emailing et faites appel à Iziweb Crea pour des campagnes conformes RGPD.

ciblage facebook

Afin de lutter contre l’aspect discriminatoire de la publicité ciblée, Facebook a annoncé supprimer plus de 5000 critères de ciblage, ce qui prendra effet cet automne. En effet, l’entreprise avait été accusée par le secrétaire américain au logement Ben Carson de permettre aux annonceurs du secteur de la location immobilière d’exclure certaines personnes de leur publicité, en fonction de critères précis (ethnie, sexe, religion, handicap..).

Discrimination publicitaire : les critères supprimés

Les options de diffusion des publicités Facebook permettent actuellement de cibler très précisément sa publicité. Il est par exemple possible d’exclure ou inclure les personnes intéressées par un thème particulier. Les thèmes sont variés et touchent entre autres la religion. Il est donc possible, par exemple, de choisir de diffuser une publicité à un public intéressé par le christianisme, l’hindouisme, l’islam…

Face aux dernières accusations faites à Facebook, l’entreprise a répondu rapidement que 5000 options de ciblages seraient bientôt supprimées : « Bien que ces options aient été utilisées de manière légitime pour atteindre les personnes intéressées par un produit ou un service donné, nous pensons qu’il est plus important de réduire les risques d’abus.« . L’entreprise insiste sur les caractères ethniques et religieux, prioritaires à supprimer.

Rappelons qu’il est interdit en France de cibler la publicité sur une base ethnique ou religieuse. Les données sensibles (opinion politique, orientation sexuelle, appartenance syndicale…) doivent elle faire l’objet d’un consentement préalable avant toute collecte.

Un certificat de respect

Facebook a également prévu de mettre en ligne un certificat de respect de la politique de non-discrimination. Tout annonceur se devra alors de remplir un formulaire pour pouvoir continuer à faire de la publicité sur le réseau social.

Source : Le Blog du Modérateur

Le RGPD, Règlement Général pour la Protection des Données est un règlement européen qui vise à protéger les données personnelles des individus. Depuis le 25 mai 2018, toutes les entreprises se doivent de respecter ses obligations, sous peine de lourdes sanctions.

En savoir plus sur le RGPD

Le RGPD concerne toute entreprise collectant des données à caractère personnel au sein de l’UE. Ce règlement a pour but de responsabiliser le traitement des données, renforcer le droit des individus et crédibiliser la régulation à travers des obligations identiques selon les pays. Les entreprises d’Europe se doivent de respecter ce règlement à chaque étape de la gestion des données collectées : collecte, enregistrement, conservation, classement, utilisation, diffusion…

Les 5 règles majeures à respecter pour être conforme au RGPD

  • Protection des données – Privacy by design : toute entreprise se doit de disposer d’un système sécurisé pour collecter et conserver des données personnelles
  • Consentement des consommateurs : il est obligatoire d’obtenir le consentement du consommateur pour collecter ses données personnelles. Tout mécanisme autorisant par défaut la collecte (une case déjà cochée, par exemple) est interdit.
  • Droit à l’oubli – droit à l’effacement : tout consommateur peut demander à supprimer ses données. Les entreprises ont alors 30 jours pour procéder à cette suppression.
  • Droit d’accès et de rectification : tout consommateur a un droit d’accès et de contrôle sur ses propres données. Ce droit doit être spécifié explicitement.
  • DPO : le délégué à la protection des données, nommé dans l’entreprise, se doit d’appliquer les principes de Privacy by design, Privacy by default et d’Accountability (transparence sur la conformité).

Le non respect du RGPD peut entrainer des amendes allant jusqu’à 2% du chiffre d’affaires en cas de manquement aux principes, et jusqu’à 4% en cas de manquement aux droits des personnes.

Et pour les TPE / PME ?

La CNIL et Bpifrance publiaient récemment un guide pratique pour les TPE / PME, qui n’auront à déployer que des moyens limités.

Voici les 6 conseils principaux adaptés aux TPE / PME :

  • Ne collecter que les données nécessaires
  • Être transparent et délivrer une information claire
  • Penser aux droits des personnes
  • Garder la maîtrise des données récoltées
  • Identifier les risques
  • Sécuriser les données

Source : ComExplorer

propriété intellectuelle site web

La propriété intellectuelle est une notion de droit qui s’applique aussi aux sites internet. Cette notion est peu connue du grand public, et cela peut engendrer des contentieux dans le cas où un professionnel passe par un tiers pour créer le site web de sa société.

Lorsqu’un professionnel fait appel à une agence, un free-lance ou un auto entrepreneur et lui confie la conception de son site internet, qui a la propriété de celui-ci ?

propriété intellectuelle site web

PROPRIÉTÉ DU SITE ET DE SON CONTENU

Selon le Code de la Propriété Intellectuelle, un site Internet est une « œuvre de l’esprit ». Cela signifie donc qu’il appartient à celui qui l’a créé. Cette œuvre de l’esprit comprend le design, l’agencement, le contenu textuel, etc. Le développeur du site, qu’il s’agisse d’une agence, d’un professionnel en free-lance ou d’un autoentrepreneur, est donc titulaire des droits patrimoniaux et moraux du site.

Du côté du professionnel, cela peut être problématique. Quelles sont les démarches à effectuer pour acquérir les droits sur le site de son entreprise, lorsque celui-ci a été développé par un tiers ?

Pour que le professionnel puisse récupérer les droits sur le site qu’il a fait développer, il est nécessaire, lors de l’établissement du contrat avec le développeur du site, d’inclure une ligne dans le contrat qui précise la cessation des droits d’auteurs. À la livraison du site, le professionnel devient alors propriétaire du site (en terme de création et de contenu). Si cela n’est pas mis en place, même si le professionnel achète la prestation auprès d’une agence, c’est l’agence qui possède les droits sur le site.

PROPRIÉTÉ DU NOM DE DOMAINE PAR RAPPORT À LA MARQUE

Lorsque l’on possède un site Internet, on doit disposer d’un nom de domaine. Cependant, posséder un nom de domaine n’a aucune valeur juridique ! Pour avoir un droit sur un nom de société, il est nécessaire de déposer sa marque auprès de l’INPI.

Par exemple, si l’on possède un nom de domaine mais qu’un concurrent dépose la marque (ayant le même nom), il n’est plus possible d’exploiter ce nom de domaine, qui appartient alors au concurrent.

Ce processus connaît une exception : pour les sites qui génèrent beaucoup de trafic, la jurisprudence considère que la marque appartient au détenteur du site, même si celle-ci n’est pas déposée. Cependant, cela n’est pas valable dans tous les cas, c’est pourquoi il vaut mieux déposer sa marque.

Sources : EditioneoWebRankInfo